Leandro Erlich

photo Leandro Erlich--Cabinet du Psy1b

Exposition au Centre Georges Pompidou – Paris Dehli Bombay 25 mai – 19 septembre 2011.

Le Cabinet du Psy dispositif interactif d’illusion optique est présenté comme installation permanente à la Galerie Continua Le Moulin – 46 rue Ferté Gaucher à Boissy le Châtel www.galeriacontinua.com

Présentation du dispositif optique Le Cabinet du Psy 

 

La démarche artistique de Léandro Erlich procède à une présentation, à une mise en forme de l’espace non subordonnées aux objets présents dans le dispositif. Un rapport aux volumes inédit fragmente portes, passages, meubles en définissant autrement les contours. Dans notre hypermodernité, les frontières du temps, de l’espace sont selon lui, inlassablement interrogées. L’espace défini par le réel rencontré donne l’illusion d’en cerner les contours mais ici l’artiste transpose en invitant le regardeur à se prêter à un jeu dont il n’en connaît pas les règles. L’œuvre réside dans une interactivité où le rapport au dispositif présenté ici, instaure un sentiment de non-quiétude voire d’intranquillité pour le spectateur.

Traitement de l’objet regard par l’artiste 

 

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Source: http://www.leandroerlich.com.ar/works.php?id=27#

 

Au-delà de la transparence du verre, l’artiste propose une métaphore. La poésie et l’image sont des traitements du réel où l’image fait voir et le mot désigne. L’image n’est pas une unité close et fermée où l’œil croit assouvir sa maîtrise. L’image se construit à partir d’une faille à partir de laquelle s’isole le regard. C’est le pas-tout du visible qui émerge dans le lisible qui pousse l’artiste à montrer par l’artifice métaphorique et métonymique de l’interactivité. Le spectateur en prenant place dans le dispositif regarde et est regardé par le public. Il se fait objet d’une Autre image. C’est ce que l’artiste appelle la double expérience.

 

Traitement du lisible et de l’illisible par l’artiste 

 

La fonction de l’art au XXIe siècle va au-delà du lisible soit un élément purement décoratif, réduit à une valeur d’échange. Ici, l’art dans l’œuvre de l’artiste propose un accompagnement, voire une interprétation du malaise dans la civilisation. Son savoir-faire rappelle que la subjectivité peut échapper au savoir de la science.

 

La rencontre du trou et le traitement de l’angoisse 

 

La dimension du pas-tout est décliné ici par le surgissement de la vie et de la mort auquel tout être humain est confronté depuis la nuit des temps. En prenant compte de l’angoisse que suscite cette rencontre, l’art est un point d’appui pour l’artiste, c’est là où se loge son savoir-y-faire avec le non-savoir. Face au tout utile valorisé par notre civilisation du XXIe siècle, l’art reste une valeur refuge pour la représentation de notre subjectivité. A ce titre susciter l’émotion voire la réflexion justifie l’existence de l’artiste, selon Léandro Erlich.

 

Consultable sur le web : http://www.leandroerlich.com.ar/

Cet entretien a été diffusé sur www.radio-a.com

Françoise Stark Mornington

Pour Le lisible dans l’illisible, Mai 2011

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