Jean-Loup Horwitz

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Par la puissance de la langue nouée à l’acte de poésie, l’auteur dramaturge convie le spectateur à poser son regard sur les transformations d’un monde fragmenté où les figures tutélaires vacillent.

L’acte de création fait surgir un réel auquel l’œuvre fait réponse. C’est là où l’art du dramaturge est inséparable de la fonction du mot, de l’image, de la représentation comme savoir–faire singulier qui échappe à toute prise clôturante. Précisément, l’acte d’écrire fait sourdre l’épure du réel en le mettant aux commandes de l’acte d’écriture.

L’acte de dire

Sur fond d’un désenchantement du monde où l’âge de l’innocence est perdu, la survivance d’un nom, désormais sans son objet – ici sans corps – constitue ce dire.

C’est la mort présentée ici dans la fiction qui exige de dire après la vie – l’indicible d’avant la vie. C’est donc l’innommable qui fait écrire. Cependant, au cœur de tout dit, gît toujours un reste silencieux. D’où les dits toujours plus vifs et incandescents qui ne cessent de dire sur l’être du sujet pris dans les rets du langage.

Le réel insensé

 

L’auteur présente les soubresauts du monde comme une traversée où il ne resterait que soi. Cependant, quelque chose s’est soustrait à la vie. Par les mots, les dits, le spectateur est assigné à contempler ce monde là, décrit comme hors – loi.

L’écriture – comme lieu de la pensée – permet de faire voir à travers le voile du mot, de l’image, de la représentation – l’irreprésentable.

Le dramaturge introduit alors une adresse, incarnée par /le ciel/ soit le lieu de l’Autre de l’Autre, comme Autre absolu. Il le prend à témoin, l’invective, l’interroge. Les questions dérangent. C’est là d’où surgit pour le spectateur une étrange inquiétude.

Autrement dit, le théâtre divise, déstabilise. Et c’est tant mieux, car la fonction de l’artiste n’est-elle pas d’être la sentinelle de notre contemporanéité aux prises avec le réel hors-sens? Par son savoir–faire, son savoir dire, ne se fait-il pas passeur – par le mot, l’image et la représentation – du lisible venu dans l’illisible?

Françoise Stark Mornington

Le lisible dans l’illisible, Février 2016