ISABELLE JEANBRAU

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Isabelle Jeanbrau a fait le choix de l’écriture. Cette option s’est posée pour l’auteure, metteure en scène, comme traitement d’un point du réel, – entendu ici – comme ce qui échappe à la langue et à toute représentation. A ce titre, l’acte de l’artiste fait surgir – un réel, auquel l’œuvre y fait réponse. Le choix des mots et le donner à voir désignent – à cet égard – la solitude et la difficulté des parlêtres pris dans notre hypermodernité.

L’acte de montrer

 

L’œuvre de l’art de la cinéaste éclaire la dialectique entre le Un de la complétude promis par le discours de la civilisation et le pas-tout du sujet. Chaque personnage déplie son rapport au monde, articulé à son manque-à-être qui le divise. Isabelle Jeanbrau, rend visible les effets qui en résultent sur le sujet, comme indexe d’une Autre dimension.

L’acte d’éclairer

 

Dans Banana split, Isabelle Jeanbrau invite le spectateur à interroger les modalités de l’usage du lien social, ordonné à partir d’une logique intellectuelle qui se veut être singulière, voire hors normes. Dans cette fiction, les deux personnages présentifient, chacun, un sujet pris dans le langage : c’est-à-dire dans le jeu signifiant des mots. L’auteure éclaire, également, la difficulté de rencontre avec le réel de l’objet qui échappe à chacun en le rendant désirant. C’est là où surgit le désir, mais pas sans malentendus pour l’être parlant !

L’acte de rendre visible  

 

« Etre  ami » : que signifie cette modalité de lien dans notre modernité ? Devant l’envers du stade du miroir où l’autre se montre « ne pas être comme moi », une seule solution semble se profiler. L’exclusion, comme effet et cause, surgit dans ce moment montré par la cinéaste. Sidéré par les effets de la chute de l’objet avec lequel le personnage croyait s’assurer du spectacle de son théâtre intime, l’ami se dérobe en faisant appel à une Autre dimension.

L’acte de dénuder ce qui regarde le spectateur

 

Au théâtre, il y a le corps en présence au delà du mot et de l’image. Le déni d’Anna, convoque le spectateur à la représentation d’un point de réel spécifié : la perte de l’objet et son avers : la mort. L’acte d’écriture – ici – n’a pas fonction d’en réduire les effets mais d’épurer le réel et de le mettre aux commandes de l’acte. Autrement dit, il se construit à partir d’une faille, d’une béance, d’une rupture – soit à partir d’un trou d’où s’isole le regard. C’est le pas-tout visible qui émerge dans le visible et pousse l’auteure à montrer les effets d’un des noms du pousse à la jouissance : « l’hédonisme ». Chaque personnage déplie une logique : celle de son rapport au monde articulé à son manque-à- être noué à la promesse de l’objet où se chiffre en silence ce qui est sans nom, mais désormais s’impose à lui, comme prégnance obsédante lorsqu’il vient à manquer. Le choix des mots, par l’auteure, dit la solitude des parlêtres et la difficulté de prendre langue devant les effets du réel non dicible. Chacun, alors, se jette dans une forme d’existence du lien social : amour, amitié, filiation. Cependant, les mots disent la difficulté pour les personnages. Aux prises « avec ce qui doit être oublié », ils reculent devant le prix à payer. Mais voilà, le réel forclos revient toujours à la même place et « l’émotion » est au rendez-vous lorsque l’innommable trouve un topos.

L’Etre de l’artiste  comme passeur

 

Pour Isabelle Jeanbrau : l’artiste au XXIe a « un rôle fondamental ». Devant les effets du discours de la civilisation noué à l’aulne du chiffre et de la norme, l’acte de l’artiste fraye un chemin. A ce titre, l’usage qu’il fait de ses objets, localise – la trace entre perception, sens et jouissance – en les inscrivant dans sa propre langue. Garant de la discontinuité, son acte donne une place à la singularité, voire à l’imprévisible. Par son geste, l’artiste rend compte de la production de la pensée et du langage et nous rappelle que notre seule naturalité est la langue vecteur du lien social.

Cité à l’adresse web suivante :  https://www.facebook.com/Le-D%C3%A9ni-dAnna-Spectacle-1827633434126375/

Françoise Stark Mornington

Pour le lisible dans l’illisible, novembre 2017